Du pain, du beurre et des anchois. Tu le commandes au comptoir, à deux pas des Colonnes de San Lorenzo, et c’est la cuisine d’un chef qui, via Mercalli, propose des dégustations à 140 € qui te l’apporte.
« Déjà vu, déjà mangé » : qu’y a-t-il au menu ?https://www.instagram.com/p/Dd-AZuTCPyP/
C’est eux-mêmes qui utilisent ce slogan, et ça explique tout. Pas de fioritures, juste des trucs que tu connais déjà : le toast classique, du pain, du beurre et des anchois, les plateaux de charcuterie et de fromages de petits producteurs.
Il y a aussi de quoi faire pour ceux qui ne mangent ni viande ni poisson, avec un crostone aux petits artichauts, à la valériane, au cacioricotta de chèvre du Gargano et au zeste de citron.
Il y a juste une petite touche de haute cuisine, « empruntée » au restaurant de la maison : le macaron au pigeon, plat signature du chef qui vient tout droit de [bu:r].
Combien ça coûte ?
Les prix annoncés à la veille de l’ouverture : 9 € le toast, 18 € le plateau de charcuterie, 6 € les desserts. Ce que Boer et Perilli appellent avec ironie les « maudites petites assiettes » coûtent entre 12 et 16 € et sont pensées pour être partagées.
L’addition, selon les estimations des propriétaires, devrait se situer entre 30 et 35 € par personne, selon le vin choisi : avec une bonne bouteille, ça grimpe.
Plus de 120 vins et seulement trois cocktails
Chez Burbero, on commence par un verre. La carte compte plus de 120 étiquettes venues d’Italie, de France et du reste du monde, choisies parmi de petits producteurs et vignerons davantage pour leur personnalité que pour leur renommée.
Côté cocktails, la carte est concise : Negroni, Americano et Sbagliato. On ne peut pas faire plus milanais que ça.
Seize places et une cuisine sans porte
Dans ces 40 mètres carrés, pas de place pour une cuisine séparée, donc les plats sont préparés devant toi. Résultat : seize couverts, tous avec vue sur les fourneaux.
La déco est signée par le studio KICK.OFFICE: résine, inox et marbre. Un mur sur mesure met les bouteilles en valeur et fait clairement référence aux anciennes caves à vin milanaises.
Qui est le bourru, et qui le tient à distance ?
Le nom n’est pas un hasard. « Boer » se prononce « bur », et ceux qui le connaissent le décrivent comme un type plutôt bourru. D’origine ligure et néerlandaise, il est passépar l’Arnolfo et le St. Hubertus avant d’arriver en ville.
S’il est aujourd’hui moins bourru qu’avant, c’est grâce à Carlotta Perilli: épouse, associée et maître d’hôtel, venue du monde de la communication pour s’occuper de la salle. Le Gambero Rosso lui a décerné le Prix spécial de l’hospitalité dans son guide « Ristoranti d’Italia 2026 ».
Les deux établissements restent distincts. Via Mercalli, tu t’assois et on te présente les plats ; ici, tu commandes un verre et un toast, et c’est toi qui décides combien de temps tu restes. Parmi les nouvelles ouvertures à Milan cet automne, c’est l’une de celles qui se prêtent le mieux à un « petit tour après le boulot », plutôt qu’à un dîner à réserver des semaines à l’avance comme dans beaucoup de nouveaux restaurants milanais.
Quand y aller et comment s’y rendre
Burbero se trouve au 3, via delle Pioppette, dans le quartier de Vetra, entre les Colonne et le Parco delle Basiliche. Il est ouvert du mardi au samedi de 18 h à minuit, et le dimanche de 11 h à 21 h.
Tu peux t’y rendre à pied depuis le quartier du Ticinese ou avec la ligne M4, arrêt Vetra. Avec seize places, un seul conseil : n’attends pas le samedi soir.